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Mise en bière : définition et déroulement

La mise en bière est l’acte de déposer un défunt à l’intérieur d’un cercueil. En plus d’être une action technique pratiquée par le personnel des pompes funèbres, il s’agit d’une étape importante des obsèques. C’est en même temps, la première fois que l’on voit son proche dans un cercueil et la dernière fois que l’on a accès à lui avant la fermeture du cercueil.

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Mise en bière : définition et origine

Si le terme de « bière » peut vous paraître étonnant lorsqu’il est associé aux obsèques, il ne faut y voir aucun rapport avec la boisson ! Le mot bière tel qu’il est employé dans cette expression proviendrait de « bëra » qui signifiait « civière » en vieux bas francique (dialecte issu des Pays-Bas, de la Belgique et de l’Allemagne). Au 8ème siècle, à l’époque des invasions germaniques, les morts et blessés étaient transportés sur des planches de bois, les « bëra » qui donnera « bière ».

Dans le jargon funéraire, une bière est donc synonyme de cercueil. Mettre en bière, c’est simplement mettre dans un cercueil.

Mise en bière : quelle réglementation s’applique ?

En France, l’acte de mise en bière est obligatoire puisque pour une inhumation comme pour une crémation le cercueil est obligatoire. Cet acte est régi par des lois inscrites dans le Code général des collectivités territoriales.

Un seul corps est autorisé par cercueil. Cependant, la loi fait exception pour les cas suivants :

  • Des enfants mort nés issus d’une même grossesse
  • Des enfants nés vivants puis décédés juste après l’accouchement
  • Une mère morte en couche accompagnée de ses enfants morts en même temps qu’elle

 

Mise en bière

Comment se déroule une mise en bière ?

La mise en bière est réalisée traditionnellement le jour des obsèques mais elle peut exceptionnellement avoir lieu en amont :

  • Dans le cas d’une mort due à une maladie contagieuse (infection transmissible du 1er et 2ème groupe). La loi française impose dans ce cas la fermeture « définitive et sans délai » du cercueil, on parle de mise en bière immédiate (liste des maladies fixée dans l’arrêté du 20 juillet 1988).
  • Lorsque l’état du corps est dégradé. On choisira une mise en bière en amont des obsèques dans la cas de mort violente, pour permettre un recueillement plus apaisé des proches autour de leur défunt (cercueil fermé).
  • Si la cérémonie d’hommage se tient à plusieurs centaines de kilomètres du lieu de repos du corps, on choisira traditionnellement une mise en bière la veille. Le cercueil pourra être ainsi transporté jusqu’au lieu de cérémonie en amont et on ne prendra pas le risque d’un retard.

La mise en bière s’effectue sur le lieu où repose le corps avant les obsèques : funérarium, domicile, chambre mortuaire de maison de retraite ou d’établissement de santé.

Une fois la mise en bière effectuée, il est possible de vous recueillir auprès du cercueil de votre défunt avant sa fermeture. C’est à ce moment-là que les proches ont la possibilité de déposer des objets dans le cercueil : fleurs, lettres, livres, dessins, photos, médailles… Veillez à ce que ces objets soient biodégradables en cas d’inhumation et qu’ils puissent être brûlés sans danger (pas d’appareil à pile notamment) en cas de crémation.

Une fois le cercueil refermé par le personnel funéraire, il est emmené vers le lieu où se tiendra la cérémonie.

Mise en bière : les différentes étapes

– Avant la mise en bière : la préparation du corps

Il s’agit de faire en sorte que l’aspect du défunt soit le plus doux possible pour les proches qui viendront se recueillir auprès de lui.

Selon le choix des proches, on pourra procéder à différents soins :

  • Une toilette et un habillage, qui pourront être effectués soit par le personnel de l’hôpital soit par un salarié des pompes funèbres
  • Des soins de conservation (ou thanatopraxie) qui devront être effectués par un thanatopracteur diplômé
  • Une toilette rituelle

Si le défunt possède une prothèse à pile, il faudra qu’elle soit retirée avant la mise en bière. Cette opération peut être effectuée par le médecin qui constate le décès ou par un thanatopracteur (le retrait d’une prothèse cardiaque n’impliquant aucune obligation de soin de conservation).

– La mise en bière à proprement dite

L’opération du dépôt du défunt dans son cercueil est réalisée en dehors de la présence de la famille. Selon la corpulence du défunt et l’aménagement des lieux, les membres des pompes funèbres procèdent à cette opération en équipe de deux ou de quatre. Ils installent le défunt, le recouvrent d’un drap ou d’une couverture, le recoiffent si besoin puis appellent la famille.

– Après la mise en bière : le temps de recueillement autour du cercueil

Les proches qui le souhaitent peuvent se recueillir une dernière fois auprès de leur proche avant la fermeture du cercueil. Ils peuvent choisir de lui parler, de l’embrasser une dernière fois, de passer de la musique, de lire des textes, des prières peuvent être dites, un diacre peut être présent pour une bénédiction…

– La fermeture du cercueil et son départ

Cette étape est souvent douloureuse pour les proches, elle marque le début du temps où l’accès au corps du défunt ne sera plus possible.

La fermeture du cercueil est effectuée par le personnel des pompes funèbres qui proposent toujours à ceux qui le souhaitent de sortir. Pour la plupart des modèles de cercueil, cette fermeture se fait par l’intermédiaire de 10 vis.

Dans le cas d’une crémation, la police sera présente lors de la fermeture du cercueil et procèdera à la pose de scellés sur deux vis, celles de tête et de pied.

Une fois cette fermeture effectuée, le cercueil est emmené dans le corbillard par le personnel des pompes funèbres puis conduit vers le lieu de cérémonie, le cimetière ou le crématorium.

Mettre en bière en temps de Covid 19

L’épidémie de Covid-19 a modifié considérablement notre rapport à la mort en nous rappelant la nécessité de certaines étapes du deuil, douloureusement confisquées par cette maladie.

Sur le premier temps de l’épidémie, les décès dû à la Covid-19 ont donné lieu à une obligation de mise en bière immédiate. Cette mesure a été abrogée suite à l’évolution des connaissances sanitaires.

Depuis le décret du 21 janvier 2021, les mesures sanitaires appliquées lors des obsèques ont été assouplies et il est désormais possible de se recueillir auprès de son défunt lors de la mise en bière, mais sous certaines conditions :

  • Le respect des gestes barrières (porter un masque, rester à distance du défunt)
  • Un nombre de visiteurs restreint dans le salon funéraire, qui dépend de la superficie du salon (de 1 à 6)

Par contre, la mise en bière doit toujours avoir lieu uniquement sur le lieu de décès.

Par ailleurs, les toilettes sont désormais autorisées sur les personnes décédées de la covid mais elles doivent  être effectuées par du personnel de santé ou un thanatopracteur. En revanche, les toilettes rituelles restent interdites.

Concernant les soins de thanatopraxie, ils sont rarement possibles pour les personnes qui meurt du coronavirus au vu de ce que dit le décret du 21 janvier : « les soins de thanatopraxie sont interdits sur le corps des défunts dont le décès survient moins de dix jours après la date des premiers signes cliniques ou la date de test ou examen positif ».

Confiance & Bienveillance