Incinération et Islam : Que dit la religion ?

Les pratiques mortuaires, à la suite du décès d’une personne, peuvent souvent varier d’une région à une autre, d’une famille à une autre, voire d’une religion à une autre. Et bien sûr, il faut aussi compter avec la volonté de la personne décédée, qui a éventuellement précisé, avant de rendre l’âme, les conditions dans lesquelles elle aimerait que son corps soit mis, et le traitement qu’elle aimerait que celui-ci subisse. Pour savoir quelle conduite adopter, les dernières volontés de la personne peuvent constituer un critère à considérer, pour organiser un enterrement, procéder à une incinération, etc. Ainsi, compte-tenu du respect qui est accordé aux personnes défuntes, ce sont généralement ces dernières volontés qui dictent la démarche à suivre. Mais en parallèle, vous pourriez aussi chercher à rester fidèle à ce en quoi la personne croyait, en optant pour les règles dictées par sa région natale ou encore par sa religion. Notamment par rapport à cette dernière, vous aurez alors besoin de vous renseigner. En la matière, le spécialiste des services PF Lutèce se positionne comme un excellent guide pour vous accompagner. Pour une personne ayant par exemple indiqué que son corps devrait être incinéré, vous chercherez probablement à savoir si sa religion est en accord avec cette pratique. L’incinération consiste à brûler le corps du défunt, puis à conserver ou à disperser les cendres. Elle est vue différemment d’une religion à une autre, et s’imposera alors comme une exigence ou sera vue comme une désobéissance aux principes religieux. Qu’en est-il spécifiquement pour l’Islam ? Si vous vous retrouvez dans une situation où vous devez vous occuper d’un de vos proches, qui est musulman et avait par exemple demandé que son corps soit incinéré, vous voudrez sans doute savoir si cette crémation est en adéquation ou pas avec les prescriptions de la religion.

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Les références à l’incinération dans le Coran, dans les récits du Prophète, et dans l’histoire musulmane

En parcourant le Coran, peuvent être identifiés divers passages en rapport avec l’incinération à proprement parler, ou en rapport avec la soumission du corps au feu. Par ailleurs, divers récits, rapportés comme étant des récits du Prophète Mahomet, offrent aussi une certaine lumière sur l’opportunité ou non d’incinérer les corps des personnes défuntes. Il en va de même dans la riche histoire de l’Islam, à travers laquelle d’éminents musulmans ont essayé d’apporter des éclaircissements sur ce que pense l’Islam de l’incinération. A la lumière de tous ces extraits, vous pourrez obtenir des pistes de réponse sur ce que dit la religion musulmane sur le fait d’incinérer les morts.

De prime abord, il convient de relever que dans le Coran, le thème d’incinération n’est aucunement mentionné. Par rapport à la finalité du traitement que les vivants doivent à accorder à leurs semblables morts, il est plutôt question d’enterrement. « De la terre, nous vous créâmes, en elle, nous vous ramènerons. D’elle, nous vous ferons surgir une autre fois » (20:55). En outre, dans le cadre du récit de Caïn et d’Abel (5:31), après que Caïn eut assassiné son frère Abel, un corbeau lui fut envoyé de la part de Dieu. Ledit corbeau se mit alors à gratter la terre, indiquant ainsi à Caïn ce qu’il devrait faire de la dépouille. Toutefois, divers récits font parfois ressortir que Mahomet aurait précisé qu’il est interdit de procéder à l’incinération d’un corps humain. Mais dans l’essentiel de ces récits, il s’agit plutôt de cas où des personnes devaient être brûlées vives ; on peut notamment évoquer les apostats, devant être punis pour avoir abandonné l’Islam. Cet événement, rapporté par Al-Bukhari, décrit comment Ali ordonna que soient brûlés vifs des apostats qui avaient abandonné la religion. Après que la sentence ait été exécutée, Ibn-Abbas s’y opposa, estimant que la mesure indiquée par la Prophète avait été biaisée. De fait, le Prophète Mahomet a indiqué : « Celui qui change sa religion, tuez-le », mais n’avait guère précisé de recourir au feu. D’ailleurs, pour corroborer que le feu n’aurait pas dû être employé, Ibn-Abbas s’appuya sur une autre recommandation faite par le prophète : « Ne punissez pas avec le châtiment de Dieu ». Dans ce contexte, Dieu étant le maître du feu, un châtiment impliquant cet élément ne devrait relever que de lui. Un autre récit va dans le même sens. Le Prophète aurait donné comme ordre à Hamzah Al-Aslami de brûler un certain individu. Mais peu après avoir émis cet ordre, il se serait ravisé et aurait rappelé Hamzah Al-Aslami en lui indiquant une consigne presque contraire : « Si vous prenez celui-là, tuez-le, mais ne le brûlez point. Car il n’y a personne d’autre que Dieu, créateur et maître du feu, qui puisse châtier par le feu ». Une autre réaction, face à des gens qui s’apprêtaient à brûler une fourmilière, demeure dans la même logique, puisque le Prophète aurait indiqué à ces gens de ne pas punir avec le châtiment de Dieu. L’analyse des précédents récits permet de se rendre compte qu’il est globalement interdit de se servir du feu pour agir sur une vie. Mais force est de constater qu’il n’y a pas de référence explicite à l’incinération du corps d’un défunt. Cela peut donc faire naître une certaine confusion, confusion d’autant plus grande que d’autres récits semblent donner un aval à l’utilisation du feu.

Une indication des légistes classiques précise qu’il faut châtier de la même manière que l’on a été châtié. Théoriquement, cela suppose donc que si une personne vous a fait du mal avec le feu, vous pouvez librement lui nuire avec le même feu. D’ailleurs, Mahomet aurait même affirmé, levant tout équivoque sur ce point : « Celui qui brûle, nous le brûlons ». Par ailleurs, Abu-Bakr et Ali avaient recours au feu pour brûler les coupables, et un certain principe coun à divers peuples de musulmans indiquerait qu’il est possible de brûler l’ennemi si l’on n’a pas la possibilité de le vaincre par d’autres moyens. Compte-tenu de ces diverses contradictions, il convient alors de se fier à ce que recommandent les légistes musulmans.

Incinération dans l’Islam : qu’indique la législation musulmane ?

En s’appuyant sur diverses sourates contenues dans le Coran, mais aussi sur le fait que Mahomet fut enterré, et enterra les siens, les légistes considèrent que le cadavre de l’homme doit être enseveli dans la terre. Si une personne rend l’âme pendant qu’il se trouve sur un bateau, il est alors recommandé d’atteindre que la terre ferme soit atteinte, puis de l’enterrer selon les règles prescrites dans l’Islam. Toutefois, si la terre est trop éloignée, le corps doit être jeté à l’eau, afin que les vagues de la mer puissent le ramener vers la berge, où il sera trouvé par des vivants, et enterré comme il se doit. Si les habitants de la terre proche, sur laquelle risque d’échouer le corps, ne sont pas musulmans, alors le corps est attaché à un objet lourd. Après avoir reçu les prières régulières faites au mort dans la religion musulmane, et subi le traitement prévu à cet effet, il est jeté dans la mer, dans laquelle il s’enfoncera. Encore une fois, si ces prescriptions restent somme toute assez floues sur l’incinération, au moins indiquent-elle une autre démarche bien précise. Il faut se tourner vers les fatwas modernes pour voir des évocations plus ou moins claires à l’incinération des défunts.

Dans la religion musulmane, l’homme est considéré comme un être qui est appelé à ressusciter. Par conséquent, les fatwas modernes recommandent, dans le respect de l’idée d’une résurrection future, de ne pas porter atteinte au corps en le brûlant. Spécifiquement, la Commission de fatwa égyptienne émit un texte en 1953 qui donna des réponses plus nettes. Les musulmans en général considèrent que, mort ou vivant, l’homme mérite toute dignité. Et en se fiant aux récits du Prophète, de ses compagnons et des personnes qui leur ont succédé, l’enterrement dans une niche ou dans une fosse fait partie intégrante de cette dignité. La Commission conclut ensuite sobrement et clairement : « De ce fait, il n’est pas permis d’incinérer les cadavres des musulmans ». Elle indique également que si le défunt avait exprimé l’envie d’être incinéré dans son testament, celui serait nul et ne pourrait pas être exécuté. Enfin, le Prophète a affirmé, dans l’un de ses récits : « Ce qui fait souffrir le vivant, fait souffrir le mort ». Or le feu fait souffrir. Il est donc également possible de partir de cette affirmation pour déduire l’interdiction de l’incinération dans l’Islam.

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